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Combien coûte un robot de service pour un restaurant ?

Achat ou location, ce que le prix comprend, et surtout comment calculer ce qu'un robot de livraison en salle rapporte sur un service de 80 couverts.

Par Christophe Delebarre · 13 octobre 2026 · 4 min de lecture

Article préparé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir de notre veille, puis relu et validé par Christophe Delebarre avant publication.

La question arrive toujours en premier, et elle mérite une réponse directe. Un robot de livraison en salle, celui qui apporte les plats et ramène la vaisselle, coûte à l'achat autour de 7 500 € hors taxes pour un modèle compact à trois plateaux, et jusqu'à une douzaine de milliers d'euros pour les modèles les plus capacitaires. En location, comptez entre 200 et 400 € par mois sur trois ans, maintenance comprise. Le devis précis dépend du modèle et de votre salle, et nous ne le faisons qu'après l'avoir vue.

Mais le prix d'achat est la mauvaise question. La bonne : combien d'heures de service le robot libère-t-il, et que valent ces heures pour vous ?

Ce que le prix comprend

Un robot de service livré dans un restaurant, ce n'est pas un carton posé à l'entrée. Le prix comprend normalement :

  • La cartographie de la salle. Le robot apprend votre plan, vos tables numérotées, la position du passe et de la plonge. Cela prend une demi-journée.
  • L'installation et la mise en route avec vos équipes, service après service, jusqu'à ce que le parcours soit fluide.
  • La formation du personnel : appeler le robot, charger les plateaux, le renvoyer, et savoir quoi faire quand il s'arrête devant une chaise mal rangée.
  • La maintenance et les mises à jour pendant la durée du contrat, avec un robot de remplacement en cas de panne longue.

Si un devis ne détaille pas ces quatre points, demandez-les. C'est là que se joue la différence entre un robot qui travaille et un robot qui décore.

Achat ou location ?

L'achat convient à un établissement qui tourne toute l'année, avec une salle stable et un service qui ne changera pas de place. Le robot s'amortit sur trois à cinq ans, et la maintenance se contracte à part.

La location convient à tous les autres cas : saisonnalité forte, salle qui évolue, envie de tester avant d'engager de la trésorerie. Elle lisse la dépense en charge mensuelle, elle inclut la maintenance, et elle permet de changer de modèle si la capacité ne suffit plus. C'est aussi la formule que nous recommandons pour un premier robot, parce qu'elle laisse le droit de se tromper.

Le calcul qui compte : un service de 80 couverts

Prenons un restaurant de 80 couverts par service, deux services par jour, six jours par semaine. En salle, trois serveurs. Chacun fait, au cours d'un service, plusieurs dizaines d'allers et retours entre le passe et les tables, et autant vers la plonge.

Un robot de livraison transporte jusqu'à quatre plateaux et quarante kilos par tournée, pendant quinze à dix-huit heures sur une charge. Dans la pratique, il absorbe la majorité des trajets de livraison et de débarrassage. Les serveurs restent aux tables : prise de commande, conseil, vente additionnelle, encaissement. Ce sont ces moments qui font le chiffre d'affaires et les avis en ligne, pas la marche dans le couloir.

Concrètement, ce que les restaurateurs constatent prend deux formes :

  • À effectif constant, le service va plus vite et absorbe les coups de feu sans embaucher un extra. Les tables tournent mieux, le ticket moyen monte parce que le serveur a le temps de proposer un dessert.
  • À service constant, l'établissement tient avec un serveur de moins sur les créneaux creux, ou cesse de chercher un extra qu'il ne trouve pas. Dans un secteur où le recrutement est la première difficulté citée, c'est souvent l'argument décisif.

Pour faire votre calcul, prenez le coût chargé d'une heure de service en salle, multipliez par le nombre d'heures d'extra que vous ne ferez plus ou que vous ne trouvez pas, sur un mois. Comparez à la mensualité du robot. Dans la plupart des salles de cette taille, le robot est payé par les heures d'extra qu'il évite, avant même de compter la hausse du ticket moyen.

À retenir. Un robot de service ne remplace pas un serveur. Il remplace les kilomètres que fait le serveur. Ce qu'il coûte se compare aux heures de marche qu'il supprime, pas au salaire d'une personne.

Ce qui fait échouer un projet

Trois causes reviennent. Une salle avec des marches, des passages de moins de soixante centimètres ou un sol irrégulier : le robot peut parfois s'adapter, mais il faut le savoir avant. Une équipe qui n'a pas été associée au choix, et qui laisse le robot dans un coin. Un robot choisi sur catalogue plutôt que sur la mesure réelle des flux : trop petit, il déçoit ; trop gros, il encombre.

C'est pourquoi nous commençons toujours par un audit sur place : plan de la salle, mesure des passages, observation d'un service. Ensuite seulement vient le devis, avec le modèle qui convient, et un essai en conditions réelles avant de signer.

Pour aller plus loin, voyez notre gamme de robots de service et la page consacrée à la restauration et l'hôtellerie.

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